Les nanomatériaux : de nouvelles opportunités pour les PME

En moins de quinze ans, les nanotechnologies se sont imposées comme un thème majeur de la recherche tant pour les sciences fondamentales que pour les applications, en s’appuyant pour une grande part sur le développement de nanomatériaux.

Toutes les grandes familles de matériaux sont concernées : métaux, céramiques, polymères...


Un nanomatériau est généralement défini comme un solide dont une des dimensions au moins est inférieure à 100 nanomètres. On distingue trois grandes familles de nanomatériaux : les nano-objets (nanoparticules, nanofibres…), les matériaux nano-structurés en surface et les matériaux nanostructurés en volume.

Les propriétés physiques d’un matériau changent considérablement lorsqu’on passe de l’état massif à l’état nanométrique et les caractéristiques inédites des nanomatériaux permettent des innovations de rupture dans divers domaines.

 


Il existe une large gamme d’utilisations potentielles des nanomatériaux sous différentes formes et pour diverses applications. Un premier exemple est celui de l’élaboration de nanocomposites à matrice polymère.

La majorité des nano-charges utilisées sont des particules d’argile. Le facteur de forme très important de ces charges permet d’obtenir des propriétés particulières sous réserve qu’elles soient correctement dispersées dans la matrice. Les nanocomposites possèdent une résistance au feu améliorée grâce à la formation d’une couche superficielle due à la recompaction des plaquettes d’argile, lors de l’exposition aux flammes.

Ils présentent également un intérêt pour leurs propriétés barrières qui pourraient leur ouvrir des applications dans l’emballage en remplacement des multicouches. Honeywell, BASF et Mitsubishi proposent déjà des nanocomposites à base de polyamide pour des applications dans le secteur des boissons carbonatées. Les propriétés barrières, permettant d’utiliser ces matériaux dans l’emballage alimentaire, sont très dépendantes du type de matrice utilisée et elles sont notamment plus difficiles à obtenir avec les polyoléfines (PE, PP, PET…), qui sont pourtant plus intéressantes car moins coûteuses.

Les poudres nanométriques servent également à réaliser des matériaux massifs nanostructurés, qui sont obtenus par frittage. La réactivité exceptionnelle des nanoparticules permet d’obtenir des gains sur la température de frittage de l’ordre de plusieurs centaines de degrés, d’augmenter la cinétique des réactions catalytiques et de réaliser des matériaux hybrides organiques/inorganiques.

La réalisation de revêtements sous forme de nanocouches permet la superposition de matériaux différents à l’échelle nanométrique et la conservation des propriétés spécifiques de chacun, telles que la dureté, la ténacité ou la résistance à la corrosion. Par exemple, la tenue à la corrosion de dépôts composés de nitrure de titane / nitrure de chrome est améliorée de 100 à 150 fois par comparaison au nitrure de titane seul. La résistance à l’usure de revêtements TiN/CrN nanostructurés est également nettement supérieure à celle de dépôts de TiN et CrN monocouches.

 


L’Action Collective Transrégionale ACT-nano, financée par le MiNEFI (Direction Générale des Entreprises), a pour mission le soutien à l’appropriation et à l’utilisation des nanomatériaux par les PME/PMI.

Un des objectifs de cette action est de mieux faire connaître les opportunités offertes par les nanomatériaux et les aspects HSE (Hygiène Sécurité Environnement) associés à leur utilisation.

Les projets des PME dans ce domaine bénéficieront d’un appui, par l’identification de partenaires et une aide à la recherche de financement.

 

Pour plus d’information contactez :

AGENCE RHÔNE ALPES POUR LA MAÎTRISE DES MATÉRIAUX

Christelle Gallet
Tél. : 04 79 25 36 01
christelle.gallet@agmat.asso.fr

http://www.agmat.asso.fr/

 

 


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