L'ART DE BIEN TRANCHER
La maison est ancestrale et les recettes authentiques. Mais les Salaisons Henri Raffin se sont dotées d’un outil de production ultramoderne et se diversifient avec une gamme de spécialités savoyardes haut de gamme prétranchées.

En lançant le 1er février une nouvelle gamme de prétranchés, les Salaisons Henri Raffin ont bien l’intention d’ouvrir de nouveaux horizons au… saucisson. Le marché est certes en progression mais le produit continue de souffrir d’une image de marque négative parce que “gras et pas bon pour la santé”.

Comme pour l’extra-maigre (5 % de matières grasses) commercialisé en 2000, l’entreprise s’est inspirée de recettes du terroir et suit un cahier des charges très rigoureux : produits élaborés exclusivement à partir de viandes fraîches sélectionnées, affinage lent pour permettre une harmonie parfaite entre tous les ingrédients et large choix proposé aux consommateurs sur le segment haut de gamme.
Mais la vraie trouvaille réside dans la présentation en tranches fines et sans peau qui permet des moments de consommation plus nombreux : apéritif, entrées accompagnant raclette ou salade, petites faims.

Créée en 1893 à Grenoble, la “Cheville dauphinoise” exerçait à l’origine le métier de chevillard. Une trentaine d’années plus tard, Henri Raffin crée son entreprise de salaison à La Rochette (Savoie). Alors que la quatrième génération s’apprête à en prendre les commandes, les deux sociétés juridiquement séparées se sont dotées d’un outil de production à la pointe de la technologie, adapté aux contraintes modernes d’hygiène, de sécurité et de performance. Le site de La Rochette où 14,5 millions d’euros (95 millions de francs) ont été investis en 1997, a bénéficié l’an dernier d’un nouvel apport de 38 000 euros (2,5 millions de francs). Le premier programme portait sur l’automatisation de la préparation-expédition des commandes. Le second concernait l’achat de deux thermoformeuses pour le conditionnement des terrines et de la saucisserie. Ce procédé, qui permet de fabriquer les emballages à partir de films et non plus de sachets, présente l’avantage d’être particulièrement économique. Avec soixante-dix personnes réparties sur les deux sites, le groupe a réalisé en 2001 un chiffre d’affaires de 15,24 millions d’euros (100 millions de francs), en hausse de 10 % par rapport à l’exercice précédent. Il table pour 2002 sur une croissance au moins équivalente.


Sophie BOUTRELLE


Article réalisé en collaboration avec Entreprises Rhône-Alpes
http://www.brefonline.com

 



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